24 février 2006

Tombeur né

Il paraîtrait que je suis un "homme à femmes". Depuis la publication de mon dernier billet sur "la fille mystère", vous me tombez tous dessus pour me dire ça...

OK, mais c'est un mystère pour personne, j'aime les filles, j'aime séduire. J'aime les femmes en général, et parmi les 4 personnes qui comptent le plus à mes yeux se trouvent 3 demoiselles (elles se reconnaîtront).

Néanmoins, mon coeur est pris depuis longtemps maintenant.
Prière de ne pas mélanger les genres ou de se faire de fausses idées.

Cela devait être dit.

23 février 2006

Elle & Nous

C'était hier, je conduisais mon père jusqu'au C.H.U Pellegrin. Sur le retour, dans le tramway, une fille est venue s'asseoir en face de moi. Elle avait l'air assez jeune, sans doute l'âge de ma soeur, c'est-à-dire entre 18 et 20 ans.

Je ne suis pas du genre à parler aux gens, je ne suis pas du genre à les aborder dans la rue, dans les transports publics, mais s'ils le font à ma place, je suis un parfait gentleman, poli, souriant, etc.

Hé bien, je m'attendais à tout sauf à ça, la fille a commencé à me parler. Au début, elle me regardait juste en souriant, un peu. Et puis elle s'est mise à me parler et comme tout le monde lorsqu'il s'agit d'engager une conversation, elle a parlé du temps qu'il faisait. Quelque chose comme "Quel temps pourri, vous trouvez pas?", je ne suis pas sûr de la formulation mais je suis sûr d'une chose, c'est qu'elle m'a vouvoyé.

Je lui ai répondu un truc inintéressant au possible, mais elle a souri de plus belle. Ses yeux ne me lachaient pas, et ça avait quelque chose d'angoissant, ils étaient fixés sur moi, un peu comme les enfants le font quand ils écoutent les grands parler. Ses yeux me fixaient comme si elle attendait quelque chose de particulier de ma part. Embarassé, je lui ai rendu son sourire et me suis légèrement détourné, me replongeant dans ma musique.

Quelques secondes après, elle a repris la parole et ce qu'elle a dit m'a coupé les jambes : "Vous aimez pas parler avec moi ?". Plus que la question par elle-même, c'est la manière dont elle l'a prononcée qui m'a surpris. Dans un souffle, comme si elle était déçue, comme seule une petite fille triste peut l'être.

Vraiment mal à l'aise cette fois, je lui ai répondu, de la manière la plus neutre possible : "Ha mais pas du tout, excusez moi si vous avez cru ça". Voilà. Pas un mot de plus. Rien d'autre. Je n'ai rien dit d'autre, comme seul un crétin incapable de prononcer plus de deux phrases à la suite peut le faire. Je me suis excusé (mais de quoi, au fait ?), je l'ai regardée en souriant et je n'ai pas pu enchaîner un autre mot, un simple petit mot !

Alors elle s'est mise à rire. J'avais l'impression d'être dans la 6ème dimension... Elle a ri, elle m'a regardé de manière encore plus intense, la tête penchée en avant pour me forcer à lever les yeux vers elle et elle a ajouté : "Je vais parler pour deux si vous le voulez". Cette phrase m'a fait rire, et elle s'est mise à parler, à parler, à parler, à parler...

Elle m'a parlé de choses sans intérêt, de choses futiles, d'une histoire de couteau et de desserts crâmés mais plus elle parlait et plus elle brillait, plus elle se transformait, plus elle avait l'air vivante.
Quand je lui ai dit que je devais descendre, elle m'a dit : "Pas de problème, je descends là aussi, je vais chez Mollat"... J'y allais aussi et je ne sais pas si j'étais enchanté qu'elle me suive ou si j'en étais affreusement confu. Dans les rayons on s'est perdus, je ne l'ai retrouvée qu'à la caisse "Alors vous partez sans m'attendre ?", bien sûr que non, je suis juste ... comment dire ... troublé. Elle avait un gros livre sous les bras, un truc sur l'Histoire romaine ou antique, je ne sais plus.

On est sortis ensemble dans la rue, nos chemins se séparaient là. (enfin ? hélas ?)
Je lui ai dit que j'étais pressé, que j'avais beaucoup aimé parler avec elle, qu'elle était surprenante, amusante, je lui ai dit des conneries, je lui ai dit n'importe quoi, tout ce qui passait dans ma bouche, tout ce que j'étais incapable de retenir, que je ne maîtrisais pas, elle n'a dû rien comprendre, mais elle souriait, elle souriait et me fixait de ses yeux bleus, bleus bleus.

Je suis parti sans demander mon reste, j'ai fait quelques pas et tout d'un coup, croyez le ou pas, je me suis rendu compte ... que je ne connaissais même pas son prénom. Je me suis retourné, elle n'était évidemment plus là...

Et voilà... Hier j'ai rencontré une fille. Elle avait l'air assez jeune, sans doute l'âge de ma soeur, c'est-à-dire entre 18 et 20 ans. Je ne sais rien d'elle, si ce n'est qu'elle fait crâmer tout ses desserts et qu'elle a peur des couteaux, qu'elle aime l'Histoire antique et qu'elle a les yeux bleus.

C'était une fille triste,

(Vous aimez pas parler avec moi ?)

un peu étrange, un peu burlesque, un peu tout à la fois. Une fille qui s'est mise à parler et qui s'est mise à rayonner. Une fille qui a parlé pour la Terre entière et dont le regard n'a jamais quitté le mien.

Une fille dont je ne connais même pas le prénom, que je ne reverrai sans doute jamais et que je finirai probablement par oublier. Une passante de Brassens, cette chanson que j'aime tant.

Alors je me pose une question : cette fille a-t-elle vraiment existée ? Si personne d'autre ne l'a remarquée que moi, si personne ne s'en souvient, pas même moi, cette personne a-t-elle réellement existée ? Sans doute a-t-elle déjà existée pour d'autres, sans doute existera-t-elle encore longtemps. Mais est-ce si sûr ?

Lorsque plus personne ne se souvient de vous, avez-vous réellement existé ? Si Lain n'a jamais pu répondre à cette question, comment le pourrais-je ?

J'aimerais bien la recroiser. Juste pour être sûr. On parlerait un peu de tout, mais surtout de n'importe quoi. De rien d'important. Du futile, de ce qui n'est pas essentiel, de ce qui peut ne pas exister, du possible. On parlerait beaucoup beaucoup beaucoup et vers la fin, avant de se séparer, je lui demanderais son prénom et je lui demanderais si elle existe vraiment.

Et si elle me répondait "Non, évidemment", ce serait bien.

22 février 2006

Dances with Garner

Voilà, je le confesse, j'aimerais bien danser avec Jennifer Garner. N'importe où, n'importe quand, n'importe comment.

Je ne sais pas pourquoi mais cette fille me donne envie de danser avec. Je ne la trouve pas "over sexy", ni "over bonne", mais son sourire me porte à danser.

Dire que j'aime danser est un euphémisme, je danse tout le temps.

Mais là, je donnerais ma mère pour danser toute une nuit avec elle. Sur "The best of what's around" par exemple (voir Ma Radio).

Ho oui, sur cette chanson, ce serait parfait.

Bouge pas, Jenny, j'arrive !

21 février 2006

Radio DMB

Je remercie ceux qui m'ont permis de publier le billet précédent (Matt, Eric, Chris et Christina, les américains comme on les aime !) et je leur exprime toute ma gratitude (ils veulent que je leur parle en Français, pas en Anglais et voyez vous, ça m'arrange...).

Pour ceux qui ne connaissent pas encore DMB, voilà un lien magique où ils pourront écouter gratuitement des chansons live du groupe : La radio DMB, aussi disponible dans le menu de droite, rubrique "Mes indispensables".

Alors vous me demanderez, comment est-il possible d'écouter des concerts gratuitement d'un des plus célèbres groupes des USA ?

Hé bien, et j'attire votre attention sur ce point, c'est tellement rare : Dave Matthews Band a toujours encouragé et demandé à ses "fans" d'enregistrer leurs concerts afin de pouvoir les partager avec ceux qui n'ont pas la possibilité d'y assister (par exemple pour un petit Français comme moi!).

Autrement dit, circule en ce moment entre les mains des fans un trésor d'environ plusieurs milliers de concerts en formats vidéo ou audio, d'une qualité souvent irréprochable...

J'insiste là dessus, parce que je trouve que ça devrait faire réfléchir certains artistes confortablement installés en France (genre le barbu d'Optic 2000 ou Sardou et ses copains) sur les méfaits du "piratage"...

Voilà un groupe qui vend des millions d'albums outre Atlantique et qui pousse les gens à pirater leurs concerts pour échanger leur culture musicale...

Faites le compte : Un groupe américain très clairement engagé à gauche (j'ai pas dit démocrate, j'ai bien dit à gauche même s'ils ont évidemment soutenu Kerry en 2004 et ont organisé la tournée Vote for Change avec Bruce Springsteen), qui produit de la musique extraordinaire, qui encourage le piratage, qui fait environ 300 concerts tous les ans depuis 1990 (hé oui...), qui fait jouer Julia Roberts dans un de ses clips, qui a refusé la guerre en Irak et en Afghanistan, qui fait parfois des concerts gratuits pour des dizaines de milliers de fans...

Vous comprenez peut-être maintenant pourquoi je ne jure que par DMB.

Mais promis, maintenant je vous lâche avec ça...pendant quelques jours au moins !

20 février 2006

Summary

Dans la continuité de mon précédent billet, voilà ce qu'on peut lire d'une chanson comme #41 :

" #41 is quite possibly the greatest of all songs. And yet its incredibly difficult to put into words the power of that song and just what exactly makes it into one of the most loved dmb songs by all its fans.

There are just so many things about it that make it so powerful, that anyone who truly loves this song usually balks at having to write out an explanation why.

The Flow.

Of the lyrics/words inside the music. It has the power of a raging river, yet the gentleness of a graceful carress. Each word reverberates with pure sincerity, honesty, devotion, and compassion. To truly realize and visualize the emotion that's being conveyed within such a beautifyl instrumental setting is overpowering to say the least.

The Struggle.

In the more literal sense the song represents a speaker facing a huge turning point in his life, brought about by the sudden realization that the future will most surely bring difficulty, temptation, haunting, and despair. This is without a doubt the most difficult decision the speaker has ever had to make and there is a struggle about whether or not he should go forward.

The Decision.

The resolution is to go forward, but it is powerful because of the reasons the speaker gives and the way in which he shows them. Begging slow. with humility, with bravery, with reason, with conviction, with prudence, with love, and with resolution.

The Love.

One of the most interesting things to think about is WHO the speaker is actually speaking to. The YOU could be us, a love, a friend, a mother, God, or even a younger version of himself. By the lyrics, it is never clear exactly who is being referred to. It could be anyone, but what is certain is the pleading love, respect, and loyalty that is expressed to them.

The speaker is basically saying, "I regret that I will be leaving behind all these simple and good things that I've shared with you, but I must go forward. My very being demands this. I will confront challenges with love, and I will one day come back and experience this joy again with you. I will neither ask that you come with me nor stay. All I can do is offer You nothing but my best together with all the good things and the love that has helped me turn bitterness of the rain in my life into tears of wonder."

The Sound and The Life.

The song was originally named 41/Police, for its musical likeness to the emotionally melodic riffs of THe Police. Yet when this song came into its own, the emotional payload it delivered was enough to make even The Police songs sound trite.

Carter defines the flow of the song perfectly. Stefans heartbeat of bass is beautifully accented by a graceful dance of the high hat telling the song in its own way. Roi's sax is the true representation of the speaker's life. It caresses the rhythm with longing and adoration thruout the song, and Boyd mirrors its emotion on the violin.

After the words are sung, Boyd's violin playfully celebrates the simplicity and joy of the old life left behind. After which, Roi blares out the long story of the trial and tribulation that follows, and how it came to be overcome. THe ups and downs, the restraint and release, the heavy and the light, are all reflected in the saxophone's tale, spoken in a language that cannot be told, only shown; that language that cannot be understood, only felt.

When played live, the song evolves, but stays the same; like life itself.

The Legacy.

All in all, the amazing thing about this song is that it is able to communicate to any open heart the true weight and lightness of life in the language of the wailing soul. The communication is so fundamental to human nature that most of the time, one has no idea why he or she loves the song so much. It is so perfectly reflected in the instruments and vocals, that the meaning often becomes camoflaged within itself and can only be recognized by Love itself. This allows the song to be rediscovered time and time again, because the message is not a statement, but something to be remembered.

The legacy of this song will eventually come to represent the ULTIMATE triumph of Love over anything and everything that exists in this world to steal, rape, ridicule, and sell us short in order to make us jaded, pessimistic, old, cynical, and bitter. And in its breath, we will find our own way out.

Only tomorrow leads the way. "



Voilà la plus belle façon de parler de #41, bien mieux que mon précédent post. Ha oui, c'est en anglais, aussi.

(Merci à Antsmarching.org)